Bilan Podologique !


#1

Dernières images sur la profession de Podologue avant de changer de chemin !

Quand j’ai démarré mon métier de Podologue en 1980 nous étions très fiers d’avoir un diplôme nous permettant de faire de la pédicurie, des semelles orthopédiques, des orthoplasties, des orthonyxies… Nous avions soif d’apprendre et nous allions un peu partout chercher la bonne parole (formations en aromatothérapie, en réflexologie, en posturologie , en biomécanique, découverte de l’effet Kirlian (allez voir sur internet, passionnant), suivi d’un Master de podologie européen, utilisation des ultras sons sur les mycoses, sophrologie et posture, implication dans des commissions dites « scientifiques » etc…

On s’inscrivait à la FNP « naturellement », à l’époque pas d’internet, pas d’ordre, on allait découvrir le fax !
Pour la plupart on vissait une plaque en bas d’un immeuble et nos voisins étaient contents de voir s’installer « un bon petit pédicure pas trop cher »
Nos tarifs !
Un ami banquier m’avait demandé comment j’avais fixé mes tarifs et combien je « gagnais » sur un soin ou une paire de semelles.
La monnaie de l’époque était le franc, je lui avais répondu avoir pris les tarifs appliqués en moyenne dans ma ville et m’être placé 5 francs en dessous car je débutais, savoir combien je gagnais « dessus » aucune idée !
Pour info , le plateau technique de l’époque était restreint on pouvait « bien » s’installer avec peu de choses , l’informatique était balbutiante, la stérilisation ferait peur aujourd’hui, le thermoformage n’existait pas.
Le temps a passé, un énorme travail a été fait par des collègues passionnés qui ont structuré notre profession, développé les formations et les congrès, créé notre ordre, ils se sont battus avec le ministère de la santé pour nous faire reconnaître et nous faire respecter, je les remercie pour les heures passées , les week ends sacrifiées et le courage d’avoir tenu bon malgré les critiques plus fréquentes que les remerciements.
Mais je reste inconsolable de voir toutes ces bonnes volontés, tous ces efforts si peu récompensés financièrement.
Nous vivons un paradoxe avec d’un côté l’augmentation du coût de études, de l’installation, des formations complémentaires, des exigences d’exercice (accès handicapés etc…) et de l’autre des résultats financiers à pleurer.
Vous voyez les annonces de vente des cabinets ? Tenu 10 ans, chiffre d’affaire en hausse,clientèle fidèle 40 000 euros !!!, je n’ai vu aucune annonce d’un chiffre à 100000. j’espère que ce n’est pas votre cas.
Oui je sais nous trimbalons plein de mauvaises images sur l’argent mais sans bénéfices imposables sérieux nous resterons fragiles dans nos investissements professionnels, notre retraite, dans notre vie privée ( enfants à élever, chute de revenus suite à un divorce, à la maladie), dans notre disponibilité pour nos proches ( travail sur 4 jours…) et les exemples seraient infinis.

Alors oui il serait peut être temps de se préoccuper aussi de l’avenir financier de notre profession.
Revoir notre communication dans le public qui est pour le moins insuffisante
Apprendre à valoriser nos actes.
Aller voir pourquoi un cabinet moyen en allemagne fabrique environ 3500 paires d’orthèses plantaires/an alors qu’un très beau cabinet en France en est à 1000 paires
Ramener et publier les enquêtes internationales qui montrent l’efficacité et l’utilité de notre profession
Avoir un attaché de presse efficace pour les médias, pousser les portes !!
Je termine sur deux points :
Merci de tout le travail effectué par nos représentants syndicaux, par nos associations, par nos groupes de recherche et vous qui êtes jeunes et vaillants allez compléter, sans complexe, ces actions en ajoutant la pierre financière à ce bel édifice.
Merci de m’avoir lu et bonne chance

Valade Jean Pierre Podologue


#2

J’ai pris la peine de vous lire et effet la profession a beaucoup évoluée dans de bon sens pour certaines choses et non pour d’autres.
Il y a tout de même un certain nombre de cabinet qui dépassent très largement les 40Ke… et la réussite fait plaisir à voir même si la jalousie fraternelle aura tout de suite tendance a penser qu’un cabinet qui tire vers les 200 k€ sera le reflet d’un podologue peut scrupuleux de ces patients et distributeurs d’actes honteusement tarifés ou complice d’un système de copinage médical local… que néni et fort heureusement pour ceux qui ont fait les bonnes études de marché et qui ne comptent pas les heures !

Ces mêmes cabinets sont souvent bien connus des confrères comme des futurs installés qui sèment des cv spontanés régulièrement dans les boites aux lettres.
Le premier point est donc qu’un cabinet qui tourne très bien n’a pas forcément besoin de passer par un système d’annonce officielle.

Je me souviens avoir été si fier de mes premiers tableurs excel en ficher patient… cette année j’ai payé MEdi4000, abonnement annuel WINPOD, abonnement annuel semelles embarqué, changé l’ordi pour avoir une carte graphique qui prend en charge une 2eme camera simultanée… je ne parle pas de la location tu terminal CB/ vital wifi, de la fibre nécessaire a faire tourner le tout sans pour autant planter les imprimantes… on se créé des besoins complétement fous par rapport au necessité de la prise ne charge d’un patient mais nous vivons néanmoins une époque formidable !